<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Labocity2</title><link>http://labocity2.canalblog.com/</link><description>Le blog dont tu es le h&#xe9;ros !</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 21 Aug 2008 09:16:50 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Labocity : toute la saison 2!</title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/19/7423177.html</link><category>laboSTORY</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/19/7423177.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7423177/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/19/7423177.html</guid><description>&lt;p&gt;Labocity - saison 2, c&apos;est fini...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Retrouve d&#xe8;s maintenant toute l&apos;histoire en fichier t&#xe9;l&#xe9;chargeable &lt;a href=&quot;http://labocity.free.fr/labostory/labostory2.pdf&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#ff9900&quot;&gt;ici&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 19 Mar 2008 11:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Episode 26, par Chinue et Oona - Conclusion 2nde partie - Fin</title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/18/8361084.html</link><category>laboSTORY</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/18/8361084.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8361084/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/18/8361084.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chinue :&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans la cabane silencieuse, Chinue frissonna, mal &#xe0; l&apos;aise. Elle se leva p&#xe9;niblement et sortit &#xe0; pas lents, Oni sur les talons. La jeune femme regarda autour d’elle. L&apos;atmosph&#xe8;re &#xe9;tait particuli&#xe8;re. Elle le sentait : quelque chose avait chang&#xe9;. Elle continua &#xe0; avancer et s&apos;enfon&#xe7;a dans la for&#xea;t.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s quelques centaines de m&#xe8;tres, Chinue stoppa net et &#xe9;carquilla les yeux. Le paysage avait brusquement chang&#xe9; : l&#xe0; o&#xf9;, devant elle, s’&#xe9;panouissait hier encore son domaine v&#xe9;g&#xe9;tal, sa for&#xea;t, son univers, une plaine infinie aux herbes balanc&#xe9;es par la brise s&apos;&#xe9;tendait &#xe0; pr&#xe9;sent, tandis que les reliefs chaotiques et arbor&#xe9;s d&apos;Isola se dressaient toujours derri&#xe8;re elle. La fronti&#xe8;re qui s&#xe9;parait ces deux mondes &#xe9;tait propre et nette, comme si une lame fine, pr&#xe9;cise et implacable avait trac&#xe9; un cercle parfait &#xe0; partir d&apos;un point invisible, au centre exact d&apos;Isola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chinue h&#xe9;sita un instant, puis fit un pas en avant. Elle entra dans la zone inconnue, immense et d&#xe9;serte. Sur sa droite, dans le lointain, des cris d&apos;enfant lui firent tourner la t&#xea;te. En plissant les yeux, il lui sembla reconna&#xee;tre la petite Rose, qui, chose &#xe9;trange, &#xe9;voluait dans les airs, juch&#xe9;e sur la croupe d’un animal ail&#xe9;, et qui agitait les mains en direction de Oona, allong&#xe9;e dans les herbes hautes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle continua dans leur direction.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;---&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;R&#xe9;veil en sursaut. Dehors, une sir&#xe8;ne retentit. Dans la ruelle sombre, les cris d&apos;un maquereau avin&#xe9; qui tabasse une de ses putes la tirent brutalement de sa transe. Une rame de m&#xe9;tro passe en faisant vibrer les cloisons, aussi fines que du papier &#xe0; cigarette. Le papier peint d&#xe9;fra&#xee;chi pue le moisi. Des rats grattent derri&#xe8;re le mur, dans le couloir aux n&#xe9;ons clignotants de l&apos;h&#xf4;tel miteux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Allong&#xe9;e sur son lit, les pupilles dilat&#xe9;es, la sueur qui perle sur les tempes, la bave aux l&#xe8;vres, elle tremble. Son r&#xea;ve s&apos;est envol&#xe9;. Son univers, son miracle, son &#xe9;chappatoire. Dissous, &#xe9;vapor&#xe9;s, en m&#xea;me temps que les effets de la drogue. Envol&#xe9;es, les chim&#xe8;res. Disparue, la vie r&#xea;v&#xe9;e. Encore &#xe0; moiti&#xe9; inconsciente, les paupi&#xe8;res mi-closes, elle regarde autour d&apos;elle. Retour &#xe0; la case d&#xe9;part. A cette chambre d&apos;h&#xf4;tel glauque et mis&#xe9;rable du quartier le plus pourri de Labocity. Son linceul. Sa prison.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Sur la table de nuit, il y a un pot en porcelaine blanche et bleue. Chinue t&#xe2;tonne f&#xe9;brilement &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur. Plus rien. &lt;br /&gt;Sortir. Se procurer une nouvelle dose. Revenir dans ce trou. Et s’&#xe9;vader. &lt;br /&gt;Encore.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oona : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche matin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Un rayon de soleil vint troubler mon sommeil profond, &#xe9;trangement paisible.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;17h, j’avais dormi toute la journ&#xe9;e.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je titubais jusqu‘&#xe0; la salle de bains et d&#xe9;couvrais dans le reflet du miroir, avec r&#xe9;signation, mon visage bless&#xe9;, recousu habillement. A partir de ce jour, je ne serais plus jamais la m&#xea;me. J’avais un surprenant sentiment de qui&#xe9;tude, comme si la perte de mon œil avait rendu mon &#xe2;me sereine.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mon mobile bipa. C’&#xe9;tait un message de Bartholom&#xe9;. &lt;em&gt;&#xab; Rendez-vous au Pole Universitaire &#xe0; 18h, c’est le moment de te changer les id&#xe9;es &#xbb;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On s’&#xe9;tait retrouv&#xe9;s un soir, par hasard, au Tokio Cobb&#xe9;a Bar et depuis, on ne s’&#xe9;tait plus quitt&#xe9;s. Notre amiti&#xe9; pass&#xe9;e avait refait surface ; aujourd’hui, il ne baignait plus dans toutes ses exp&#xe9;riences douteuses, non, il travaillait pour le gouvernement, un genre de garde forestier m’avait-t-il dit. Il ne ferait plus de mal aux autres, il me l’avait jur&#xe9;. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je sortis prestement de mon appartement, je risquais d’&#xea;tre en retard &#xe0; notre rendez-vous. Dans la pr&#xe9;cipitation, mon sac chuta et son contenu se r&#xe9;pandit sur le sol. Je ramassais rapidement tout ce fourbis : crayon, mouchoirs, t&#xe9;l&#xe9;phone, cl&#xe9;s… et un tout petit livre vert sans titre. Je ne me souvenais pas avoir d&#xe9;tenu un tel ouvrage.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je l’ouvris.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A l’int&#xe9;rieur, une ligne manuscrite &#xab; A toi qui t’&#xe9;gare dans la for&#xea;t nocturne, surveille bien tes pas, trouve l’issue et tu rena&#xee;tras au petit matin, seule, sans tes d&#xe9;mons &#xbb;. Il y avait aussi des photos de moi, dans une for&#xea;t, accompagn&#xe9;e par une grande dame noire, une petite fille, un jeune homme, Mme. Ainigriv et ma confidente Beirut*.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La for&#xea;t ? Je n’y avais jamais mis les pieds.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 18 Mar 2008 09:00:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/18/8361581.html</link><category>laboGALERIE</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/18/8361581.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8361581/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/18/8361581.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;335&quot; alt=&quot;hotel&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/21/35/340714/23366617.jpg&quot; width=&quot;459&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 18 Mar 2008 08:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>Episode 25, par Rose, Beirut* et Arth&#xe9;lie - Conclusion 1&#xe8;re partie</title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/06/8073928.html</link><category>laboSTORY</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/06/8073928.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8073928/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/06/8073928.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rose :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Rose d&#xe9;vala l&apos;escalier en courant, et se rua au dehors. Au milieu du sentier, Oona, debout, semblait &#xe9;gar&#xe9;e.&lt;br /&gt;Rose s&apos;approcha d&apos;elle et lui demanda : Il est o&#xf9; le vieux monsieur bizarre ?&lt;br /&gt;Oona fixant toujours le vide lui r&#xe9;pondit : &lt;em&gt;Parti. Il s&apos;est enfui dans les bois et les branches se sont referm&#xe9;es sur son passage.&lt;br /&gt;- C&apos;est pas grave. Viens voir Oona !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La petite fille prit la femme par la main et l&apos;entraina dans une derni&#xe8;re course &#xe0; travers la for&#xea;t.&lt;br /&gt;Elles zigzagu&#xe8;rent entre les arbres, travers&#xe8;rent une foultitude de bosquets de foug&#xe8;res, une poign&#xe9;e de ruisseaux et gravirent quelques rochers. Puis la for&#xea;t s&apos;&#xe9;claircit tout &#xe0; coup. La fronti&#xe8;re entre Isola et le reste du monde &#xe9;tait nette, mais en rien infranchissable. D&apos;un m&#xea;me pas, Oona et Rose s&apos;avanc&#xe8;rent dans la plaine au milieu de laquelle Isola &#xe9;tait apparue.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C&apos;&#xe9;tait une &#xe9;tendue immense, d&apos;un vert jaunissant sous le soleil. Les vents imposaient aux herbes une danse &#xe9;ternelle.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Regarde l&#xe0;-bas !&lt;/em&gt; , cria Rose toute excit&#xe9;e.&lt;br /&gt;Elle pointait le doigt vers un troupeau d&apos;animaux &#xe9;tranges, qui semblait glisser &#xe0; la surface de l&apos;herbe une centaine de m&#xe8;tres plus loin.&lt;br /&gt;Oona plissa l’oeil et vit des chevaux rouges vif, dont les grandes ailes battaient l&apos;air ambiant.&lt;br /&gt;La fillette &#xe9;clata de rire et sauta sur place. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;C&apos;est un r&#xea;ve !&lt;/em&gt; , murmura Oona.&lt;br /&gt;Rose se tourna vers elle et lui glissa innocemment : &lt;em&gt;Peut-&#xea;tre, mais c&apos;est rigolo !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;L&apos;enfant l&#xe2;cha la main de l&apos;adulte et courut dans la plaine, vers les animaux &#xe9;tranges.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beirut * :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Couch&#xe9;e dans l’herbe, une entaille ornait d&apos;un collier pourpre son fr&#xea;le poignet gauche. Elle ne saignait pas trop bien qu’elle savait que ses forces l’abandonnaient. La joie et la tristesse se m&#xea;laient dans ses larmes car si elle venait de go&#xfb;ter pr&#xe9;sentement au mot &#xab; libert&#xe9; &#xbb; elle venait &#xe9;galement d&apos;en conna&#xee;tre le go&#xfb;t amer. Sur un petit cahier de vert et de gris, elle &#xe9;crivit ces quelques lignes ; &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&#xab; Je sais que je ne sais pas ce que je ne sais pas ; j&apos;envie ceux qui sauront d&apos;avantage, mais je sais qu&apos;ils auront tout comme moi &#xe0; mesurer, peser, d&#xe9;duire et se m&#xe9;fier des d&#xe9;ductions produites, faire dans le faux la part du vrai et tenir compte dans le vrai de l&apos;&#xe9;ternelle admission du faux. Je me suis gard&#xe9;e de faire de la v&#xe9;rit&#xe9; une idole, pr&#xe9;f&#xe9;rant lui laisser son nom plus humble d&apos;exactitude. C&apos;est au lecteur &#xe0; se faire une opinion. &#xbb; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Son sang coulait et la Vie renon&#xe7;a doucement &#xe0; elle. &lt;br /&gt;D’un exquis baiser la Mort l&apos;embrassa lentement, Beirut* expira en &#xe9;ternelle sybarite.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Arth&#xe9;lie :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cela faisait maintenant plusieurs heures qu’Arth&#xe9;lie tenait dans ses mains le cahier reli&#xe9; que lui avait remis Beirut*. Elle le tenait ouvert &#xe0; une page blanche et ne savait qu’en faire. Beirut* avait dit que c’&#xe9;tait &#xe0; elle d’&#xe9;crire la fin de l’histoire, &#xe0; elle de se sortir, de les sortir, de ce cercle infernal. Devenir ma&#xee;tresse de son destin et peut-&#xea;tre m&#xea;me de celui de tant d’autres. C’&#xe9;tait une responsabilit&#xe9; tr&#xe8;s lourde qu’elle avait entre les mains. Elle qui avait toujours communiqu&#xe9; par les mots ne savait quoi &#xe9;crire. Elle songea &#xe0; ce qu’elle aimerait changer dans sa vie, car &#xe0; d&#xe9;faut de tout changer, un simple ajustement pourrait faire l’affaire. Elle envisagea de faire de cet &#xee;lot artificiel qu’est Isola une r&#xe9;alit&#xe9;, mais sans que cela ne perturbe l’ordre des choses. Comment faire ? Elle ne parvenait pas &#xe0; trouver la r&#xe9;ponse. Cet endroit &#xe9;tait un lieu o&#xf9; le r&#xea;ve et la r&#xe9;alit&#xe9; &#xe9;tait inextricablement li&#xe9;s. Changer l’un c’&#xe9;tait changer l’autre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout cela &#xe9;tait bien &#xe9;go&#xef;ste en fait, elle avait la possibilit&#xe9; de changer sa vie mais pas celle de ceux qu’elle aimait. Il fallait concilier les deux, mais comment ? &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il fallait qu’elle choisisse un point de d&#xe9;part pour tout &#xe7;a. Un nexus d’o&#xf9; &#xe9;manerait ce nouveau monde, cette nouvelle vie. Elle songeait que c’&#xe9;tait bien trop de responsabilit&#xe9; pour elle, elle avait perdu toute innocence et allait par cons&#xe9;quent agir dans son int&#xe9;r&#xea;t et non pour le bien de tous. Elle pensa que si le monde &#xe9;tait rempli de gens aussi gentil qu’Henri, son coursier, il serait bien plus vivable et supportable. Elle pensa aussi que Rose, la petite fille sans &#xe2;ge avait l’innocence qui lui faisait d&#xe9;faut. Elle songea aux arbres synth&#xe9;tiques qui l’entourait et voulut plus que tout commencer par les rendre vrais.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle ne s’en &#xe9;tait pas rendu compte. Elle &#xe9;crivait, depuis un moment d&#xe9;j&#xe0; et elle baissa les yeux et lut ce qu’elle venait d’&#xe9;crire. Un frisson la parcourut quand elle eut dans son esprit la vision qu’elle avait d&#xe9;crite sur le parchemin.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#xab; La nature a salu&#xe9; l’&#xe9;veil de cette journ&#xe9;e en faisant de ce qui &#xe9;tait artificiel une r&#xe9;alit&#xe9;. Isola &#xe9;tait son nom et c’est isol&#xe9;e du reste du monde que d&#xe9;sormais cette for&#xea;t existerait. Teint&#xe9;e de l’innocence et des r&#xea;ve d’une enfant sans &#xe2;ge c’est dans les songes d’un coursier au cœur d’or que r&#xe9;siderait &#xe0; pr&#xe9;sent et pour toujours ce havre de paix et de tranquillit&#xe9; pour tout ceux qui n’ont jusqu’&#xe0; pr&#xe9;sent pas choisi d’exister. &#xbb;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Arth&#xe9;lie releva les yeux, le ciel azur&#xe9; &#xe9;tait illumin&#xe9; par le soleil. La brise agitait les branches des arbres et les brins d’herbe &#xe0; ses pieds. Tout &#xe9;tait devenu r&#xe9;el. Au loin elle entendit dans le grand silence qui r&#xe9;gnait un troupeau qui parcourait une &#xe9;tendue qu’elle savait verdoyante. Soudain dans le ciel apparurent plusieurs cr&#xe9;atures ail&#xe9;es dont l’une &#xe9;tait chevauch&#xe9; par une petite fille. Arth&#xe9;lie se leva observa le ballet a&#xe9;rien un moment et s’approcha de la mare au centre de la clairi&#xe8;re, dans l’onde bleue elle vit le visage d’Henri, assoupi sur sa chaise &#xe0; la morgue. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle referma le carnet et le jeta au fond de l’eau avant de se diriger vers les profondeurs de la for&#xea;t, un sourire serein sur le visage. Elle n’existait plus que dans un songe et elle savait que cela &#xe9;tait bon.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 06 Mar 2008 15:15:00 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/06/8221383.html</link><category>laboGALERIE</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/06/8221383.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8221383/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/03/06/8221383.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/43/340714/22931758.jpg&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/43/340714/22931758_p.jpg&quot; alt=&quot;reclining_grass&quot; style=&quot;width: 157px; height: 222px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 06 Mar 2008 15:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Episode 24, par Beirut* - &quot;Vers des espaces infinis&quot;</title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/02/05/7839391.html</link><category>laboSTORY</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/02/05/7839391.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7839391/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/02/05/7839391.html</guid><description>&lt;p&gt;Beirut* pleurait.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La joie et la tristesse se m&#xea;laient dans ses larmes car si elle venait de go&#xfb;ter pr&#xe9;sentement au mot &#xab; libert&#xe9; &#xbb; elle venait &#xe9;galement d&apos;en conna&#xee;tre le go&#xfb;t amer. Dans le silence contemplatif, elle murmura ces quelques vers ;&lt;/p&gt;



































&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#xab; Les ailes br&#xfb;l&#xe9;es, clou&#xe9;e au sol,&lt;br /&gt;Et la t&#xea;te vers le ciel, vers la splendeur de l&apos;&#xe9;ternel ailleurs&lt;br /&gt;Cherchant l&apos;&#xe9;toile qui fait tourner la rou&lt;br /&gt;Loin de ce quadrillage o&#xf9; m&#xea;me l&apos;air ne peut &#xea;tre libre comme l&apos;art&lt;br /&gt;Comme la puret&#xe9; d&apos;un geste, la profondeur d&apos;une pens&#xe9; illimit&#xe9;e&lt;br /&gt;Est-ce la fronti&#xe8;re si fine entre folie et sagesse ?&lt;br /&gt;R&#xe9;flexion pesante cheminement infini en qu&#xea;te de l&apos;arch&#xe9;typique&lt;br /&gt;Mais mon &#xe2;me est souffrante&lt;br /&gt;M&#xe9;moire pass&#xe9; qui voudrait voir mon espoir cass&#xe9;&lt;br /&gt;O&#xf9; est la berge ?, O&#xf9; est la perche ? Maintenant j&apos;en ai assez !!&lt;br /&gt;Je me noie… j&apos;ai perdu ma barque quand j&apos;ai vu que celui qui la conduisait n’&#xe9;tait autre que mon ennemi&lt;br /&gt;Mais comme quand la nuit tombe, l&apos;oc&#xe9;an et le ciel ne forment qu&apos;un&lt;br /&gt;Alors j&apos;ai pu voir l&apos;espace infini&lt;br /&gt;Oh libert&#xe9;, ma ch&#xe8;re amie, ta pr&#xe9;sence est abstraite&lt;br /&gt;Vu que c&apos;est dans ma t&#xea;te que j&apos;ai appris &#xe0; te conna&#xee;tre&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oh libert&#xe9;, imbibe mon encre et ne quitte plus mes pens&#xe9;es&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bulle d&apos;oxyg&#xe8;ne dans un monde limit&#xe9;&lt;br /&gt;O&#xf9; la v&#xe9;rit&#xe9; se cache en nous… &#xbb;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Puis Beirut* s’arr&#xea;ta un instant, h&#xe9;sitant de poursuivre plus en avant. Voyant qu’Arth&#xe9;lie l’&#xe9;coutait attentivement, elle ajouta ;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;- Sans cesse, nous marchons, les rues s’ouvrent, nous marchons comme des &#xea;tres vivants qui n’ont plus pour dispara&#xee;tre que les v&#xea;tements de tout le monde. Et cette d&#xe9;b&#xe2;cle qui les emporte. Il y a un moment o&#xf9; l’on ne sait plus si ce que l’on fait est r&#xe9;el ou bien simplement utile. On d&#xe9;croche. Il y a peut-&#xea;tre une autre fa&#xe7;on de vivre. D’un seul coup, on se d&#xe9;couvre affubl&#xe9; d’absurdit&#xe9;s. Se lever, marcher, devenir, sourire ou pleurer n’ont plus aucun sens. Alors on tourne le dos. On s’en va…&lt;/em&gt; Beirut* marqua une pause. Arth&#xe9;lie la contempla. Elle lui apparut si belle envelopp&#xe9;e dans ce manteau de silence. &lt;em&gt;L’herbe, le ciel, la cime des arbres &#xe9;ternels, la venue de la nuit, la couleur d’un regard, rien ne change. Mais on sait que tout sera diff&#xe9;rent d&#xe9;sormais. On choisit la fuite. On est inaccessible et il y a un petit rire au fond de nous-m&#xea;me. Un rire que personne ne peut entendre… Personne n’est ce qu’il pr&#xe9;tend &#xea;tre. Personne n’est ce qu’il est...&lt;/em&gt; Son regard se ferma, Arth&#xe9;lie comprit que c’&#xe9;tait &#xe0; elle-m&#xea;me que Beirut* s’adressait. &lt;em&gt;De l’espoir qu’il nous reste na&#xee;t la libert&#xe9;. Celle de se plier &#xe0; des courants insolites et de partir au loin. Vers des espaces infinis.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les l&#xe8;vres d’Arth&#xe9;lie s’entrouvrirent soudain, comme si elle s’&#xe9;tait pr&#xe9;par&#xe9;e &#xe0; prononcer un mot. Elle resta un instant dans cette posture, les mandibules crisp&#xe9;es, l’obscure ellipse des m&#xe2;choires immobilis&#xe9;e dans le silence. Elle les referma alors doucement et murmura :&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;- Que faire &#xe0; pr&#xe9;sent… ?&lt;br /&gt;- Ce n’est pas encore fini… Il reste encore un chapitre &#xe0; &#xe9;crire. Beirut* se tourna vers Arth&#xe9;lie. Viens. Je veux te montrer quelque chose.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elles franchirent le seuil de la caverne et s’engag&#xe8;rent au travers de la for&#xea;t. Au bout de quelques instants, elles parvinrent &#xe0; une clairi&#xe8;re en forme de polygone bord&#xe9;e par des arbres aux feuilles luisantes et des troncs ch&#xe2;tains qui semblaient vernis. Il y avait une dr&#xf4;le d’odeur, impr&#xe9;vue. On entendait un bruit &#xe9;trange : un trille artificiel, comme celui que pourrait produire la bise en agitant un lustre baroque. L’espace d’un instant, Arth&#xe9;lie regarda autour d’elle en tentant de v&#xe9;rifier la raison de ce tintement myst&#xe9;rieux. Elle s’approcha alors de l’un des arbres et comprit. Elle fut fascin&#xe9;e. Beirut* se pencha vers elle et adopta un ton sombre ;&lt;/p&gt;









&lt;p&gt;&lt;em&gt;- La for&#xea;t est en plastique,&lt;/em&gt; affirma-t-elle. &lt;em&gt;Les arbres, les fleurs et le gazon sont factices. Le son que tu entends est celui des feuilles des arbres quand le vent les agite : elles sont &#xe9;labor&#xe9;es dans un mat&#xe9;riau tr&#xe8;s d&#xe9;licat et r&#xe9;sonnent comme de petits morceaux de cristal. Rien n’est r&#xe9;el, tout n’est que simulacre.&lt;br /&gt;- C’est incroyable.&lt;br /&gt;- Moi, je trouve &#xe7;a effrayant,&lt;/em&gt; r&#xe9;pliqua Beirut*.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Effrayant ?&lt;br /&gt;- Oui. Ces arbres, cette herbe en plastique… trop longtemps mes cauchemars me les ont montr&#xe9;s. Trop longtemps j’en ai song&#xe9; pour enfin en percer les secrets.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Arth&#xe9;lie regarda ses pieds : elle trouvait tr&#xe8;s doux le tapis d’herbe &#xe9;paisse et pointue. Elle passa les doigts dans l’herbe avec une extr&#xea;me d&#xe9;licatesse. Elle &#xe9;tait moelleuse.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;- Je peux m’asseoir ?&lt;/em&gt; demanda-t-elle soudain.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Bien s&#xfb;r. Cette for&#xea;t est la tienne. Mets-toi &#xe0; l’aise.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elles s’assirent ensemble. L’herbe &#xe9;tait une arm&#xe9;e de soldats &#xe9;l&#xe9;gants en miniature. Rien dans ce lieu ne g&#xea;nait le regard. Arth&#xe9;lie caressa le gazon et ferma les yeux : c’&#xe9;tait comme de glisser la main sur un manteau en peau. Elle se sentit charm&#xe9;e. Beirut*, au contraire, semblait de plus en plus triste.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;- Les oiseaux ne se posent jamais ici, tu sais ? Ils se rendent tout de suite compte que tout est un trompe-l’œil. Tout n’est qu&apos;aberration, chim&#xe8;re, faux-semblant. Tout est comme nous.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Devant tant de beaut&#xe9; contrefaite Arth&#xe9;lie semblait chercher les mots appropri&#xe9;s. Une vibration, un frisson lui parcourut soudain l’&#xe9;chine. Pour la premi&#xe8;re fois, elle &#xe9;prouva une certaine appr&#xe9;hension devant les paroles de Beirut*. Elle leva les paupi&#xe8;res et contempla la platitude du ciel. Vide. Immense. Aucun nuage ne l’alt&#xe9;rait. Aucun son ne r&#xe9;sonnait. Son sentiment de malaise devint de plus en plus important.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;- J’ai peur…&lt;/em&gt; l&#xe2;cha-t-elle. &lt;em&gt;Que pouvons-nous faire &#xe0; pr&#xe9;sent ?&lt;br /&gt;- &#xc9;crire. &#xc9;crire la plus belle page de notre existence,&lt;/em&gt; affirma Beirut* calmement. Elle lui tendit un petit cahier de vert et de gris. En son centre une &#xe9;tiquette dor&#xe9;e indiquait dans une &#xe9;criture curviligne &#xab; &lt;em&gt;Arth&#xe9;lie&lt;/em&gt; &#xbb;. &lt;em&gt;Je l’ai pris dans la biblioth&#xe8;que du cr&#xe9;ateur tout &#xe0; l’heure. Les derni&#xe8;res pages sont blanches. Elles t’appartiennent. A toi d’y &#xe9;crire les mots qui te para&#xee;tront les plus justes et les plus beaux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elles se regard&#xe8;rent, Beirut* sourit, et le silence s’installa.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le temps passa. Au bleu m&#xe9;thyl&#xe8;ne du ciel succ&#xe9;da l’&#xe9;b&#xe8;ne de la nuit. Beirut* se leva, belle et fragile, sous l’ampleur resplendissante de la pleine lune. Puis apr&#xe8;s un regard empli d’une infinie candeur d&#xe9;di&#xe9; &#xe0; Arth&#xe9;lie, elle partit.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 05 Feb 2008 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Episode 23, par Rose - &quot;L&apos;espace d&apos;un instant&quot;</title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/18/7609108.html</link><category>laboSTORY</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/18/7609108.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7609108/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/18/7609108.html</guid><description>&lt;p&gt;Isola &#xe9;tait fig&#xe9;e dans l&apos;instant.&lt;br /&gt;Les oiseaux flottaient dans l&apos;air, les feuilles des arbres demeuraient immobiles, et aucun son ne se faisait plus entendre autour de la cabane.&lt;br /&gt;Rose en sortit en baillant. Elle d&#xe9;vala les marches de branchages et sauta dans l&apos;herbe. Elle &#xe9;mit un petit gloussement amus&#xe9; en constatant que l&apos;herbe sur laquelle elle avait pos&#xe9; ses pas restait couch&#xe9;e. Sa m&#xe9;moire &#xe9;tait marqu&#xe9;e &#xe0; vif par l&apos;exp&#xe9;rience mystico-v&#xe9;g&#xe9;tale dont elle venait de se r&#xe9;veiller. Alors que ses compagnons et elle faisaient la ronde, quelques heures auparavant, elle avait respir&#xe9; le dr&#xf4;le de parfum de ces fleurs pr&#xe9;par&#xe9;es par Chinue. Apr&#xe8;s avoir &#xe9;ternu&#xe9;, un clignement de paupi&#xe8;res avait suffi &#xe0; la transporter hors de sa propre conscience.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle avait eu la sensation de gambader, agripp&#xe9;e au dos d&apos;Oni, dans le labyrinthe de verdure d&apos;Isola.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle avait observ&#xe9; une petite fille en tous points semblable &#xe0; elle-m&#xea;me, racontant une histoire &#xe0; Loul&#xe9;o, dans la froideur de sa chambre du centre hospitalier de l&apos;avenir g&#xe9;n&#xe9;tique.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle avait enfin su - la r&#xe9;v&#xe9;lation d&apos;un instant - qu&apos;elle avait toujours eu cinq ans, et qu&apos;elle resterait toujours une enfant, hors d&apos;atteinte de l&apos;&#xe9;tat adulte, quoi qu&apos;il advienne.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le r&#xea;ve, la r&#xe9;alit&#xe9;, et l&apos;illumination s&apos;&#xe9;taient offerts &#xe0; ses sens. Rose avait su &#xe0; son r&#xe9;veil quel &#xe9;tait son r&#xf4;le dans cette histoire.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;. . .&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Arriv&#xe9;e &#xe0; la grotte blanche, Rose avait d&#xe9;cid&#xe9; d&apos;une petite pause. Elle venait de faire une belle trotte, et apercevant un ruisseau non loin de l&#xe0;, d&#xe9;cida de se rafra&#xee;chir le visage. L&apos;eau, comme l&apos;ensemble de la for&#xea;t, &#xe9;tait immobile. La petite se laissa tomber &#xe0; genoux sur la berge, et caressa la surface du ruisseau. &amp;quot;Ooohaaa !&amp;quot; s&apos;exclama-t-elle. L&apos;eau, sous l&apos;effet du temps fig&#xe9;, &#xe9;tait devenue mall&#xe9;able. La sensation due au contact de cette mati&#xe8;re hybride sur la peau de ses mains &#xe9;tait merveilleuse. Ainsi l&apos;enfant s&apos;accorda quelques minutes pour modeler l&apos;eau selon ses d&#xe9;sirs.&lt;br /&gt;Une lumi&#xe8;re aveuglante &#xe9;mergea soudain de la grotte, et s&apos;&#xe9;teignit apr&#xe8;s quelques secondes aussi vite qu&apos;elle &#xe9;tait apparue.&lt;br /&gt;L&apos;attention de Rose se reporta sur son but. Elle se leva et d&apos;un pas d&#xe9;cid&#xe9; entra dans la grotte par la lourde porte entre-baill&#xe9;e.&lt;br /&gt;Elle passa &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; d&apos;une sc&#xe8;ne fig&#xe9;e : Oona par terre, bless&#xe9;e, semblait perdue. Le vieil homme fou, debout, tenant une pierre &#xe0; bout de bras, regardait le corps d&apos;un homme fr&#xea;le, &#xe9;tendu au sol. Ses traits lui rappel&#xe8;rent ceux de monsieur Vigo. Perplexe, la fillette songea &#xe0; aller aider Oona, mais se ravisa. Ces personnages statufi&#xe9;s &#xe9;taient hors d&apos;atteinte, cette id&#xe9;e s&apos;imposait &#xe0; elle comme une &#xe9;vidence.&lt;br /&gt;Une vieille porte de m&#xe9;tal au fond de la pi&#xe8;ce lui bloquait le passage. Rose fron&#xe7;a les sourcils, puis s&apos;&#xe9;cria &amp;quot;Ahaa !&amp;quot;. Elle farfouilla dans son sac &#xe0; malices, et en sortit la clef qu&apos;elle avait trouv&#xe9;e dans la clairi&#xe8;re. Toute langue dehors, elle tourna la clef dans la serrure et tira la poign&#xe9;e de toutes ses forces. La porte grin&#xe7;a sans bruit, d&#xe9;voilant une cage d&apos;escalier dont la lumi&#xe8;re pourtant intense n&apos;arrivait pas &#xe0; r&#xe9;v&#xe9;ler le sommet. Rose poussa un tout petit soupir puis s&apos;&#xe9;lan&#xe7;a de marche en marche.&lt;br /&gt;Cinq bonnes minutes plus tard, elle posait le pied sur le sol de l&apos;Etage Suspendu. C&apos;&#xe9;tait un espace clos ouvert &#xe0; tous les cieux, une pi&#xe8;ce pleine d&apos;un bazar invraisemblable. Des sarcophages cryog&#xe9;niques en panne, recouverts de boites &#xe0; chaussures et d&apos;outils de jardinage, eux-m&#xea;mes recouverts d&apos;une ph&#xe9;nom&#xe9;nale couche de poussi&#xe8;re.&lt;br /&gt;Heureusement pour elle, la fillette savait ce qu&apos;elle &#xe9;tait venue y trouver.&lt;br /&gt;Se frayant un passage au travers des tas de badges et de papiers cachet&#xe9;s du Laborat qui jonchaient le sol, Rose arriva devant une petite table blanche &#xe9;pargn&#xe9;e par la poussi&#xe8;re. Sur cette table, de petites pi&#xe8;ces de m&#xe9;tal peintes attendaient leur heure sans piper mot; et pour tout dire, s&apos;ennuyaient ferme. &lt;br /&gt;Rose se mit &#xe0; l&apos;ouvrage, assemblant les pi&#xe8;ces les unes aux autres; remplissant petit &#xe0; petit le r&#xe9;ceptacle grav&#xe9; &#xe0; cet effet au sein m&#xea;me de la table.&lt;br /&gt;La derni&#xe8;re pi&#xe8;ce du puzzle en main, la petite Rose prit une grande inspiration. D&apos;un geste s&#xfb;r, pr&#xe9;cis, et vif, elle posa la derni&#xe8;re pi&#xe8;ce &#xe0; sa place, compl&#xe9;tant le motif... d&#xe9;clenchant le m&#xe9;canisme.&lt;br /&gt;Un bourdonnement naquit dans les interstices du puzzle. Les pi&#xe8;ces vibr&#xe8;rent et se fondirent les unes aux autres. La vibration gagna la table, la pi&#xe8;ce, et s&apos;amplifiant sans mesure, finit par gagner Isola toute enti&#xe8;re. &lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;. . .&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Rose se d&#xe9;couvrit les yeux et avan&#xe7;a en tr&#xe9;buchant vers l&apos;un des trois murs transparents de la pi&#xe8;ce.&lt;br /&gt;Bouche b&#xe9;e, elle contempla le nouveau paysage d&apos;Isola.&lt;br /&gt;La for&#xea;t &#xe9;tait toujours l&#xe0;, r&#xe9;veill&#xe9;e, et vivante. Mais la ville avait disparu.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;. . .&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce matin-l&#xe0;, &#xe0; Labocity, une rumeur courait. Elle disait que le quartier d&apos;Isola s&apos;&#xe9;tait &#xe9;vanoui dans les airs.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 18 Jan 2008 17:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Puzzle</title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/18/7609122.html</link><category>laboGALERIE</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/18/7609122.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7609122/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/18/7609122.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/12/48/340714/21176576.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;puzzle&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/48/340714/21176576_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 18 Jan 2008 17:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>Episode 22, par Arth&#xe9;lie :&quot;Les cha&#xee;nes bris&#xe9;es&quot;</title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/10/7510602.html</link><category>laboSTORY</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/10/7510602.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7510602/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/10/7510602.html</guid><description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le soleil &#xe9;tait &#xe0; peine lev&#xe9;. Vigo semblait flotter dans une sorte de r&#xea;verie sans fin. Rose riait doucement dans son sommeil et en observant bien, Arth&#xe9;lie vit qu’Oni r&#xe9;pondait elle aussi dans son sommeil artificiel aux jeux de la petite fille. Chinue et Oona n’&#xe9;taient plus l&#xe0;. La porte de la cabane &#xe9;tait ouverte. Depuis quand ?&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une voix au fond d’elle lui dit d’agir et elle se tourna vers Beirut*. Celle-ci se releva d’un bond et leurs regards se crois&#xe8;rent. Sans un mot elles se lev&#xe8;rent toutes deux et sortirent de la cabane.&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;- Il est temps d’en finir&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;-Oui.&lt;/em&gt; R&#xe9;pondit simplement Beirut*&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elles prirent la route la plus sombre et s’enfonc&#xe8;rent toutes deux dans les bois sauvages et presque magiques d’Isola. Etait-ce parce qu’elle avait go&#xfb;t&#xe9; une deuxi&#xe8;me fois &#xe0; l’&#xe9;veil ou alors &#xe9;tais-ce parce que Beirut* l’accompagnait mais Arth&#xe9;lie savait sans l’ombre d’un doute o&#xf9; elles devaient aller et ce qu’il y avait &#xe0; y faire.&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur leur chemin, les branches des arbres s’&#xe9;cartaient et ouvraient pour elles une voie au sein de la for&#xea;t. Les quelques cr&#xe9;atures qui peuplaient Isola venaient se pr&#xe9;senter sur les bords de ce chemin que la nature ouvrait pour elles.&lt;font size=&quot;+0&quot;&gt; &lt;/font&gt;Comme cela avait &#xe9;t&#xe9; le cas quelques jours plus t&#xf4;t, le soleil levant guidait leur pas. Toujours plus vers l’Est, vers le cœur de la for&#xea;t.&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le soleil avait maintenant atteint le haut des frondaisons et la route qu’elles prenaient d&#xe9;boucha finalement sur une clairi&#xe8;re ou tr&#xf4;nait un pic rocheux. De ce pic coulait une petite chute d’eau dont le son cristallin emplissait tout l’espace. Au pied de cette chute un bassin form&#xe9; par l’ond&#xe9;e refl&#xe9;tait le ciel et le soleil commen&#xe7;ait &#xe0; y appara&#xee;tre. Les deux femmes s’agenouill&#xe8;rent devant le bassin et effleur&#xe8;rent en m&#xea;me temps la surface des eaux. Tout se brouilla, une brise l&#xe9;g&#xe8;re balaya l’espace d&#xe9;gag&#xe9; au cœur de la for&#xea;t. Le soleil disparut alors derri&#xe8;re un nuage et le bassin se figea pour devenir non plus le miroir du ciel mais une fen&#xea;tre vers un ailleurs. Il &#xe9;tait l&#xe0;. Celui qu’Arth&#xe9;lie voyait dans ses songes, celui qui la connaissait mieux qu’elle-m&#xea;me, celui qui forgeait sa vie.&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il posa sa plume et releva la t&#xea;te comme si quelqu’un venait de p&#xe9;n&#xe9;trer dans la pi&#xe8;ce. C’&#xe9;tait impossible, personne n’&#xe9;tait jamais entr&#xe9; ici. Pas depuis que lui-m&#xea;me en avait scell&#xe9; les portes depuis des temps imm&#xe9;moriaux. Il sentit une pr&#xe9;sence, deux pour &#xea;tre pr&#xe9;cis. Il plongea son regard sur ce qu’il venait de coucher sur le parchemin et fr&#xe9;mit.&lt;font size=&quot;+0&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis tout ce temps il avait perdu l’habitude de lire ce qu’il &#xe9;crivait, il se contentait de remplir page apr&#xe8;s page les grands volumes qui s’entassaient partout dans cette caverne aux dimensions de cath&#xe9;drale. Devant lui ces mots&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&#xab; Beirut* et Arth&#xe9;lie sont agenouill&#xe9;es devant le bassin et regardent &#xe0; l’int&#xe9;rieur. Leurs mains touchent la surface… &#xbb;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce n’&#xe9;tait pas possible. Il n’y croyait pas personne ne pouvait venir ici, surtout pas eux. C’&#xe9;tait impossible, il se leva et comme un d&#xe9;ment se mit &#xe0; arpenter les all&#xe9;es de la cath&#xe9;drale souterraine. En revenant aupr&#xe8;s de son pupitre apr&#xe8;s en avoir fait le tour il fut comme frapp&#xe9; par la foudre ; Elles &#xe9;taient l&#xe0;.&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;-Bonjour p&#xe8;re&lt;/em&gt; dirent Arth&#xe9;lie et Beirut* de concert&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’homme, estomaqu&#xe9; par leur pr&#xe9;sence ne dit rien et continua d’avancer comme un papillon attir&#xe9; par une flamme. Il savait que s’il entrait en contact avec elles il mourrait. Mais la curiosit&#xe9; &#xe9;tait plus forte que tout. Comment avaient-elles pu r&#xe9;ussir &#xe0; s’&#xe9;chapper de la trame de son r&#xe9;cit ? Comment avaient-elles fait pour venir jusqu’&#xe0; lui ?&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il s’arr&#xea;ta &#xe0; quelques pas des deux femmes et il les d&#xe9;visagea. Arth&#xe9;lie tenait dans ses mains le volume dans lequel il &#xe9;crivait avant leur interruption. Un frisson lui gla&#xe7;a l’&#xe9;chine. C’&#xe9;tait la fin, sa fin. &lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;-Vous &#xe9;crivez de belles choses. Mais vous avez fait de moi ce que je ne suis pas.&lt;/em&gt; Dit Arth&#xe9;lie&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;-Oui, tr&#xe8;s belle, mais triste, trop triste parfois. Vous avez fait de ma vie un cauchemar &#xe9;veill&#xe9;&lt;/em&gt;. Ajouta Beirut*&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;-Il est temps d’en finir, nous ne voulons plus &#xea;tre vos marionnettes, nous ne voulons plus &#xea;tre l’objet de votre bon vouloir, vos cr&#xe9;ations… Nous voulons &#xea;tre libres ! &lt;/em&gt;S’&#xe9;cria Arth&#xe9;lie&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Beirut* pris alors la plume qui reposait sur le pupitre et s’avan&#xe7;a vers Arth&#xe9;lie qui tenait le volume entre ses mains. Se tournant l’une vers l’autre elles &#xe9;chang&#xe8;rent un regard et Beirut* commen&#xe7;a &#xe0; &#xe9;crire. Sa main leste et agile courait sur le papier et au fur et &#xe0; mesure que les mots &#xe9;taient couch&#xe9;s sur le v&#xe9;lin, le p&#xe8;re des songes ne put que se r&#xe9;signer et accepter de subir le juste retour de ce qu’il avait cr&#xe9;&#xe9;. Sans m&#xea;me entendre ni lire ce que Beirut* &#xe9;tait en train d’&#xe9;crire il sut…&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La main de Beirut* coucha ces mots…&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&#xab; Deux des six, celles parmi toutes qui appartiennent le moins &#xe0; la volont&#xe9; du cr&#xe9;ateur, sont entr&#xe9;es dans son repaire de songes et de brumes. Elles deux, &#xe9;veill&#xe9;es parmi les &#xe9;veill&#xe9;s ont pris des mains du p&#xe8;re le livre de leur vie et &#xe9;crivent un nouveau chapitre, le dernier.&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;En ce jour le p&#xe8;re n’aura plus le pouvoir de les tourmenter. En ce jour elles le bannissent de ce monde et de tous les autres. Elles le condamnent &#xe0; sortir de la trame des univers et &#xe0; y rester pour l’&#xe9;ternit&#xe9;. Aujourd’hui ce sont les enfants qui prennent les rennes du monde qu’il a cr&#xe9;&#xe9;. Les six deviendront dieux parmi leurs semblables et nul ne pourra plus jamais leur imposer sa volont&#xe9;.&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ceci est la fin. &#xbb;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le p&#xe8;re s’&#xe9;vanouit alors dans un nuage de fum&#xe9;e. Beirut* et Arth&#xe9;lie le regard&#xe8;rent dispara&#xee;tre. Autour d’elles la cath&#xe9;drale devint plus lumineuse que le point du jour et les six vitraux invisibles brill&#xe8;rent de milles feux. Chacun repr&#xe9;sentant l’un des six. Arth&#xe9;lie referma le volume et alla le placer sur l’une des innombrables &#xe9;tag&#xe8;res. Elle alla ensuite se placer en dessous du vitrail la repr&#xe9;sentant et elle sourit. Elle chercha Beirut* du regard. Elle &#xe9;tait aussi devant sa propre image mais elle ne souriait pas seulement. Beirut* pleurait d’&#xea;tre enfin libre.&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Loin de l&#xe0;, dans un autre espace, dans un autre temps. Dans la cabane au milieu des bois Rose s’&#xe9;veilla elle aussi. Assise sur sa couche elle sentait que quelque chose avait chang&#xe9;. Elle se leva, sortit de la cabane et sut exactement ce qu’elle devait faire…&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 10 Jan 2008 09:53:00 GMT</pubDate></item><item><title>Episode 21, par Vigo - &quot;La clef du songe&quot;</title><dc:creator>labocity</dc:creator><link>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/07/7476098.html</link><category>laboSTORY</category><comments>http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/07/7476098.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://labocity2.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7476098/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://labocity2.canalblog.com/archives/2008/01/07/7476098.html</guid><description>&lt;p&gt;Vigo n’&#xe9;tait plus. Du moins physiquement. La vapeur pourpre aux exhalaisons d’Ylang l’avait entour&#xe9; comme d’une couverture chaude et bienfaisante. Ses muscles ne r&#xe9;pondirent plus, et il se sentit flotter.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ce n’&#xe9;tait pas du tout inqui&#xe9;tant, bien au contraire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;------------------------------------------------------------&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&#xab; Vigo je t’en prie, fuis ! &#xbb; &lt;br /&gt;Dans un l&#xe9;ger larsen, une voix masculine poussait Vigo &#xe0; s’&#xe9;chapper.&lt;br /&gt;&#xab; Ne pense pas, agis, il est encore temps ! &#xbb;&lt;br /&gt;Et docile, Vigo s’ex&#xe9;cuta, ne regrettant en rien ce corps ni viril ni f&#xe9;minin qu’il m&#xe9;prisait tant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt; -------------------------------------------------------------&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;D&#xe9;tach&#xe9; de son enveloppe corporelle, l’androgyne, mu par un d&#xe9;sir de libert&#xe9; si fort, s’envola par del&#xe0; les cimes d’Isola.&amp;nbsp; Fascin&#xe9; par ce pouvoir, enivr&#xe9; par ce nouveau plaisir, Vigo se laissa aller et revint en ville, curieux de pouvoir espionner &#xe0; sa guise La ville et ses petits prot&#xe9;g&#xe9;s. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il y vit Rose, dans sa chambre, chantonnant des comptines &#xe0; son doudou, entendit la voix de cette &#xe9;trange diva tatou&#xe9;e, comme au soir de ses coups de d&#xe9;primes, pr&#xe8;s du zinc… il guette &#xe9;galement la pr&#xe9;pos&#xe9;e de la morgue, ber&#xe7;ant&amp;nbsp; un enfant sans vie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais surtout, en s’enfon&#xe7;ant de nouveau dans ce myst&#xe8;re v&#xe9;g&#xe9;tal qui l’avait happ&#xe9; l’avant-veille,&amp;nbsp; il s’aper&#xe7;ut, lui.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il &#xe9;tait aux commandes d’une sorte de bunker futuriste, qui s’illuminait de dizaines d’&#xe9;crans de surveillance. Son jumeau en blouse blanche se leva pr&#xe9;occup&#xe9;, et sorti au dehors. Dans ce songe malsain et pourtant si r&#xe9;el, Vigo entr’aper&#xe7;u&amp;nbsp; son pr&#xe9;nom sur l’uniforme immacul&#xe9;, et tout lui revint…. Bartholom&#xe9;…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La Chute. Raide et s&#xe9;v&#xe8;re.&amp;nbsp; Vigo le sent, jamais il n’a exist&#xe9; par lui-m&#xea;me.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il n’est pas tout &#xe0; fait lui, il est tout &#xe0; fait l’autre. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Jan 2008 11:00:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>